: Mot du DG de l'INAM à l’atelier de restitution avec le groupement des producteurs de coton

 

 

Monsieur le représentant du Ministre la de Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative,

Monsieur le représentant du Ministre de la Santé et de la Protection Sociale,

Monsieur le représentant du Ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pèche,

M. le Directeur Général de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo,

Monsieur le Président de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs du Coton du Togo,

Mesdames et Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers,

Mesdames et Messieurs les membres de la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs du Coton du Togo,

Chers collaborateurs,

Chers invités,

Mesdames et Messieurs.

L'INAM, en tant qu’organisme de protection sociale gérant la branche maladie depuis 2011, dispose d'un réseau de plus de 1100 prestataires conventionnés de Lomé a Cinkassé et d'un dispositif de contrôle médical et opérationnels légal pour préserver l'équilibre du régime et en garantir la pérennité. Nous nous sommes engagés dès 2014 sur instruction du chef de l’état à étudier les modalités de prise en charge des agriculteurs et de leur famille faisant partie de groupements organisés et des coopératives. 

Le monde agricole peut être segmenté grossièrement en 2 grandes catégories :

1-Ceux qui constituent un réseau d'opérateurs économiques structurés avec des flux économiques identifiables et un modèle de production éprouvé regroupés au sein d'organisations le plus souvent par filière

2- Ceux qui pratiquent leur activité génératrice de revenus sans pour autant faire partie formellement et directement d'organisations professionnelles.

Il y a peut-être un troisième groupe dont nous n'avons pu cerner l'importance qui a une production plus ou moins modeste n'appartenant à aucun de ces deux premiers groupes. 

Le groupe des producteurs de coton a été désigné comme 1ère étape de l’inclusion des agriculteurs. Et ce n’est pas un hasard. Cela dénote que L’inam a réalisé une étude en collaboration avec la FNGPC, la NSCT et fortement appuyés par le ministère de l’agriculture en janvier 2017.

Un premier cadrage actuariel financé par l’INAM a précédé les enquêtes auprès d’un échantillon significatif de cotonculteurs et des centres de soin puis la dernière étape réalisée avec l’appui de la coopération belge ont concouru à déterminer les conditions d'équilibre et les cotisations pour une prise en charge effective dans les meilleurs délais.

Le panier de soin retenu après les enquêtes permet d’offrir une couverture à moins de 1000 fcfa par mois et par personne. Lorsqu’on sait ce que coûte les soins aux familles il y a lieu de se réjouir des merveilles de la solidarité.

Mesdames et Messieurs chers invités,

L’assurance maladie comme vous vous en doutez nécessite d’importants investissements à commencer par les études qui se chiffrent en dizaines de millions. 

Ces investissements concernent à la fois les outils et supports, le système informatisé de gestion, le système de contrôle et de suivi efficace pour lutter contre les fraudes.

Le gouvernement par la voie de la tutelle de l’INAM a pris les dispositions pour que ces investissements ne pèsent pas sur les cotonculteurs. L’autre bonne nouvelle c’est que Les consultations dans les USP et CMS seront gratuites quelle que soit l’option retenue.

L'enrôlement débutera après validation du panier de soin et des modalités de paiement des cotisations.

Il convient de noter que cette étape, la rencontre de ce jour est très importante pour valider préciser le périmètre de couverture, construire une assurance maladie qui va résister au temps et aux fluctuations macro-économiques. Toute autre démarche pourrait être certes hasardeuse mais rapide.

Dans le cadre de l'assurance maladie, nous proposons un panier de soin uniforme pour toute la population agricole adapté à leur profil sanitaire. Que ce soit le paludisme, l’hépatite les accouchements, morsure de serpent.

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Le principe de l’assurance maladie étant la fourniture de prestations contre paiement au préalable d'une cotisation, l'INAM quel que soit le modèle ne saurait assumer sa mission de service public que dans le respect de cette disposition fondamentales et de toutes les autres règles techniques et prudentielles qui garantissent la stabilité de la prestation et la durabilité de ce modèle de protection du citoyen voulu par le gouvernement sous la conduite avisée du président de la république son excellence M. Faure Essozimna GNASSIMGBE.

Les informations dont nous disposons et les hypothèses qui nous permettent de déployer un modèle basé sur l'équité contributive qui est un principe fondamental de la protection sociale au même titre que la solidarité. 

Après cette phase une convention sera signée directement avec la FNGPC pour formaliser les modalités de paiement des cotisations, les personnes couvertes et les mécanismes de contrôle pour éviter les dérives qui conduisent à la faillite.

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Je voudrais renouveler personnellement et au nom de toute l’équipe de l’INAM remercier le président de la FNGPC qui n’a jamais ménagé aucun effort pour répondre à nos multiples sollicitations.

Le DG de la NSCT, le ministre de l’agriculture et ses collaborateurs et surtout Le ministre de santé et de la protection Sociale dont l’appui manifeste a permis de disposer des donnés faciliter les enquêtes auprès de centres de soins, le ministre de Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative dont le soutien et les orientations ont conduit à la matérialisation imminente d’un rêve.

Enfin je joins ma voie à toutes celles-ci pour adresser mes vifs remerciements à la Coopami qui à travers la mission de M. Vigneu Michel a contribué grandement au projet.

Je souhaite que les échanges se déroulent dans un esprit de compréhension mutuelle et de recherche de consensus afin que les objectifs de cette réunion puissent être atteints.

Je vous remercie.